21 octobre 2007

Les 10 moments les plus mortifiant



Juste pour rire un bon coup, je ne peux pas résister à partager cet article de Computer World Technology's 10 Most Mortifying Moments avec vous. Vous vous rappelez peut être de tous, mais même si c'est le cas vous rirez un bon coup.
Finissons la semaine comme ça. Je reviendrai à des sujets plus sérieux la semaine prochaine comme: quelle est la différence entre ASP et Saas?

Mon favori est Ballmer dansant sur scène. J'aurai aimé être là pour voir la réaction des gens dans la salle.

07 octobre 2007

Réseaux sociaux: l'effet Mashup de Facebook


Je suis un récent utilisateur de facebook. J'étais au courant de l'existence de facebook depuis déjà un moment mais je pensais, probablement comme la plupart d'entre vous, que c'était un phénomène d'adolescents. Je ne suis plus un adolescent si quiconque en doutait encore ;-) . Cette perception n'est pas étrangère au fait que Facebook a été créé en 2004 par Mark Zuckerberg, diplômé de Harvard, et dont l'accès était réservé au début aux étudiants de Harvard, puis d'autres établissements de la région de Boston. Plus de détails sur l'histoire de Facebook ici. Le 24 Mai 2007, Facebook a lancé une API permettant le développement d'applications à utiliser sur le site, connue sous le nom de Facebook Platform. Un virage déterminant qui illustre une fois de plus que le postulat fondateur du web 2.0 que le web est désormais une plateforme applicative.

Lorsque j'invite mes amis sur facebook, je dois parfois expliquer aux plus réticents d'entre eux pourquoi ce site est LE site de réseaux sociaux à utiliser. Je pense que la capacité de combiner des dizaines voire des centaines d'applications très cool en mode mashup pour animer vos réseaux d'amis est une formidable puissance de fidélisation. Cela fournit un visage en constante évolution de votre facebook, une interface utilisateur typiquement webtop où les utilisateurs la raffine à mesure qu'ils l'utilisent -- voir Nous sommes passés du Desktop au Webtop!. Les informations temps-réel à propos de vos amis (humeur, réseaux, agenda, ...) fournit une autre bonne raison d'être accro. Certains ont rejoint un groupe sur facebook du nom de "Je facebook trop" démontrant leur niveau de dépendance.

Comme vous pouvez le constater à l'aide du graphe Alexa, Facebook est en route pour dépasser le phénomène MySpace en 2007. Plus qu'un succès des réseaux sociaux comme killer app du Web 2.0, j'y vois un signal clair que les mashups et webtop domineront dans le futur. Amis éditeurs de logiciels, prenez cela comme une victoire éclatante. Les logiciels Enterprise 2.0 devraient en tenir compte également, car ça ne se cantonnera pas à un phénomène consommateurs. Les grandes entreprises ont besoin de réseaux sociaux internes. Dans les mois qui viennent, nous devrions assister à un formidable re-positionnement autour de tout cela et quelques uns des éditeurs de logiciels pourraient tout simplement entrer en obsolescence, ouvrant la voie pour une nouvelle génération de leaders du logiciel. Restez sur vos gardes!

30 septembre 2007

L'avenir des blogs: exploiter l'opportunité "long tail"


J'ai passé une très bonne après-midi sur Apple Expo Paris hier avec mon très bon ami Christophe Ginisty. A part être le bras armé des RP d'Apple, Christophe est aussi reconnu pour ses activité de blogger. Il organisait un débat à propos du futur des blogs, s'interrogeant innocemment - était-ce bien candide? - pour savoir si le phénomène des blogs est une mode passagère ou bien une attitude en croissance.

J'ai essayé de développer un point de vue que je voulais partager avec vous. Blogger est à la presse ce que le partage de video (YouTube, DailyMotion) est à la TV, et le partage de musique (MySpace) est à l'industrie du disque. Le succès des Blogs, à mon humble avis, repose sur la possibilité offerte à tous de publier des articles sans équation économique pour la soutenir et une très faible barrière à l'entrée. Blogger est gratuit et facile (pas de compétences web design nécessaires), à comparer à la presse où l'audience doit être aussi large que possible pour permettre aux revenus publicitaires de l'autoriser, et où l'impression, le routage ou la radio diffusion nécessitent des ressources techniques et financières non négligeables. La même comparaison s'applique à la production de vidéo et de musique par rapport aux nouvelles e-possibilités gratuites ou quasi gratuites.

Blogger, publier de la musique et de la vidéo sur le net ne requiert pas non plus une audience large pour être possible. Il suffit d'intéresser quelques centaines d'individus et vous pouvez continuer. Mais additionner ces diverses communautés d'intérêt conduit à comptabiliser une audience de masse. C'est ce que l'opportunité de la "long tail " sur le net permet. A mettre en perspective avec le magazine Business 2.0 cessant de paraitre, malgré la communauté facebook en soutien de dernière chance, par échec économique.

C'est pourquoi à mon sens, toutes ces contributions individuelles aux blogosphere, videosphere, photosphere et musicsphere sont là pour durer, s'amplifier et offrir un immense espace de créativité et de liberté d'expression sans équation économique liée.

23 septembre 2007

Tendances majeures 2007 pour le Marketing 2.0


Nous entrons dans le dernier trimestre de l'année et nous devrions prendre un peu de recul, avant le rush final pour le revenu 2007, pour analyser l'année et ses tendances. Marketing, Business et Web -- au parfum du Web 2.0 bien sur -- n'ont jamais été autant entremêlés. Voilà pourquoi j'ai intitulé ces tendances "tendances Marketing 2.0".
Permettez moi de vous donner ma liste, vous aurez tout le temps de me tancer dans quelques mois quand vous relirez cela:

1. Eco-responsable: nous parlons depuis des moi si ce n'est des années du sujet, mais je crois sincèrement que 2007 est l'année de l'attitude éco-responsable tant dans les affaires que dans notre vie quotidienne.

2. Montée du e-commerce: nous avons parlé des chiffres plus tôt cette année ici dans Marketing 2.0, et il ne fait aucun doute que le e-commerce n'est plus une fadaise mais compte pour une part significative dans notre chiffre d'affaire tant B2B que B2C. Vous ne pouvez plus l'ignorer ou le considérer comme secondaire.

3. Transparence: les consommateurs exigent une relation avec leur marque qui reflète la relation qu'ils ont dans le monde réel et par-dessus tout ils exigent de la transparence. Soit ils l'obtiendrons directement de la marque, soit ils l'obtiendrons de contenus générés par les utilisateurs, mais ils l'obtiendrons. Si c'est le second scénario qui vous concerne, votre marque est en danger. Rappelez-vous: vous ne voulez pas être Dell'd.

4. Consommation communautaire: les consommateurs ne choisissent plus en se basant sur la presse ou la communication des marques. Ils s'appuient de plus en plus sur l'avis de communautés pour décider. Il est de votre ressort d'influencer ces communautés, en toute transparence SVP, ainsi que de bâtir vos propres communautés.

5. Valeur Intangible Réelle: de plus, nous achetons des produits et services virtuels pour de l'argent bien réel. Avez-vous remarqué le nombre de firmes de la net économie qui constituent les plus fortes capitalisations boursières? Cela s'accompagne généralement d'un vortex de buzz positif sur le web. Vous ne pouvez plus ignorer vos e-attributs de marque ou votre e-concurrence.

6. Meconomy: à l'image de ce que la couverture de Time magazine mettait en avant en désignant comme homme de l'année "VOUS", les consommateurs sont focalisés sur 'moi, ma personne, et Je'. Personnification, personnalisation, et orienté client sont des musts pour réussir. Et ils poseront la question "qu'est-ce qui me rend heureux?". Oui, le bonheur est de venu de plus en plus hors d'atteinte.

7. Ouvert pour un business global: il n'y a plus de frontières à la mémoire. Vous agissez localement? Nous le portons au monde. Plus personne ne peut penser sa stratégie en isolation. Les économies en forte croissance des pays émergeant (Chine, Inde, Brésil, pour en nommer quelques unes) développant de nouveaux comportements d'achat et de nouvelles marques mondiales (Lenovo, Mittal, ...) sont déjà en train de changer vos plans. Vous vendrez là-bas ou serez vendus.

Mes amis marketers, quel monde passionnant! Laissez libre court à vos commentaires et contribuez à cette tribune, nous regarderons tout cela dans quelques mois.

15 septembre 2007

Le capital client guide votre ROI marketing


Pendant mes années chez Lotus, j'ai eu la chance de rencontrer Mike Zisman notre CEO de l'époque. Une de ses maximes me poursuit encore aujourd'hui: "Le but d'une entreprise est d'acquérir de nouveaux clients et de conserver ses clients existants. Les produits et services ne sont qu'un moyen à cet effet." Cela me paraissait un peu simpliste au début, mais mon expérience dans plusieurs entreprises depuis a renforcé ma conviction de l'importance et de la véracité de ce propos.

Dans mon parcours marketing, j'ai découvert la notion de customer lifetime value (CLV) (valeur d'un client à vie), plus complexe à appréhender et tellement plus pertinente pour exprimer ce que votre focus marketing devrait être. Cela permet également de présenter à votre équipe, aux dirigeants et aux actionnaires la valeur réelle (€) de la loyauté client.

Voici maintenant customer equity (le capital client)qui met un mot sur ces concepts les représentant au mieux. Pensez la CLV comme un capital supplémentaire aux capital des actionnaires ou de la marque. Et si nous révisions notre mesure du retour sur investissement (ROI) du Marketing et affinions le cours de nos plans d'action à partir de l'équation énoncée par Roland T. Rust dans Advertising Age : "Le ROI est simplement calculé comme la projection de croissance du capital client diminué des investissements [marketing] divisé par l'investissement."

Alors comment calculer le capital client avec des chiffres concrets? Ça c'est du sérieux ;-)
Et bien, quantité de tangibles et d'intangibles entrent dans ce calcul où d'ailleurs je ne rejoins pas complètement Roland Trust dans son article. Je vous renvoie au site dédié au calcul du capital client Customer Equity Calculations. Je reviendrais sur ces notions prochainement. Pour une première approche, pensez simplement au capital client comme le total de la CLV escomptée de tous vos clients. Je sais, pas très intuitif.

A suivre...

02 septembre 2007

l'Enterprise 2.0 est là pour durer


Chers amis marketers, je me suis absenté pour quelques temps, me consacrant à des bons moments sans un clavier ni un écran à proximité (vous le croyez ça?). Je suis de retour, énergisé et prêt à en découdre!
Je voulais ouvrir un nouveau sujet, ici sur Marketing 2.0, qui occupe mon équipe depuis quelques temps déjà: Enterprise 2.0.
Je suis persuadé que vous avez déjà entendu le terme et peut-être même pris le temps de vous y plonger. Mais je pense que pour ceux d'entre nous qui opère dans l'industrie de l'IT et sont déjà partie prenante dans le phénomène Web 2.0, la question qui vient naturellement à l'esprit est: qu'est-ce que les attributs, les comportements sociaux et les technologies qui les sous-tendent apportent à l'entrerprise? S'agit-il seulement d'introduire blogs, wikis, RSS feeds, et autres à votre intranet? Ou bien sommes nous en présence d'un changement de paradigme plus profond qui va enfin libérer les nouvelles espèces de l'entreprise du troisième millénaire?
Vous avez raison de croire que plusieurs de nos gurus ont écrit et se sont répandus sur ce sujet comme l'atteste la conférence annuelle Enterprise 2.0. Ecoutons les plus vocaux.
Tout d'abord, passez une dizaine de minutes à regarder la vidéo d'introduction sur ZDNet Web 2.0 for the enterprise.
Vous pouvez ensuite prendre la route simple et directe de la définition de Enterprise 2 de Andrew McAfee :
"Enterprise 2.0 désigne l'utilisation de plateformes logicielles émergentes au sein de l'entreprise, ou entre l'entreprise et ses clients et partenaires."
Bien sur ce que Andrew développe sous sa définition est bien plus complexe, mais il s'agit pour l'essentiel d'un nouvel étage dans la gestion des connaissance ou knowledge management. Je suis pour ma part plus en phase avec les vues de Don Tapscott. Si vous n'avez pas encore eu l'occasion de lire l'un des best-sellers de Don, je vous encourage à commencer par son dernier ouvrage en date: Wikinomics. Pour vous donner un avant-goût:
"L'avènement d'une IT en réseau et omniprésente, forge de nouvelles stratégies et conceptions des affaires permettant aux entreprises de se différencier, diminuer leurs coûts structurels et par la même accroître leur avantage concurrentiel. Un modèle nouveau de l'entreprise émerge -- l'Enterprise 2.0. Les entreprises qui épouse ce modèle réussissent et se battent bien. Celles qui ne le font pas, déclinent."
Si vous êtes à présent emballés et prêts à passer environ 40mn, regardez le topo de Don lors de Enteprise 2.0 conference. C'est drôle et très instructif.

Enfin, et en guise de conclusion pour ce premier billet à propos de Enterprise 2.0, j'ai trouvé très utile ce billet très fouillé de Fred Cavazza What is Enterprise 2.0?, il fournit un tour d'horizon solide sur la question.
Restez branchés, Enterprise 2.0 est là pour durer.

28 juillet 2007

Le contenu généré par les utilisateurs intéresse toutes les générations


User-generated content et autres tendances du web 2.0, serait-on amené à penser, sont essentiellement tirées par les adolescents et les jeunes adultes. Bien au contraire. Voici une étude intéressante du Harrison Group (un institut d'études indépendant) menée de février à mars 2007, montrant que les jeunes et moins jeunes générations lisent des magazines et sont réceptives aux publicités qu'elles renferment, mais en sus que 51% des consommateurs U.S. sont intéressés à regarder et lire du contenu généré par les utilisateurs ou prosumers.
Harrison Group les catégorise de la façon suivante: Millennials (13 à 24 ans), Generation X (25 à 41 ans), Baby Boomers (42 à 60 ans) et older Matures (61 à 75 ans). Voici quelques unes de leurs conclusions (plus d'infos sur le sute de Deloitte et Are you ready for the future of media? ):

Forte demande pour le contenu généré par les utilisateurs
  • 40% de tous les sondés produisent leur propre entertainment (édition de films, musique et photos)
    • 25% des Matures
    • 56% de tous les Millennials; les leading Millennials (18-24) participent plus
  • Plus d'un Millennials sur dix téléchargent activement leur propres vidéos sur le Net
  • 51% de tous les sondés regardent/lisent le contenu créé par d'autres
  • 71% des Millennials, 56% des Xers; la participation des Boomers/Mature est moindre, mais remarquable
  • 53% des Millennials téléchargeraient plus de vidéos sur leur PC du Net si les connexions étaient plus rapides
  • 1/3 du contenu en ligne consulté se fait sur des sites "user-generated sites"
    • près de ¼ pour les Matures, ½ pour les Millennials
Cela nous renforce dans notre conviction que le contenu généré par les utilisateurs élargit son impact à plusieurs secteurs: media, logiciels, musique, videos, TV, ... Restez à l'écoute.

Par ailleurs, célébrons le premier anniversaire de Marketing 2.0. Voilà déjà un an que j'ai commencé mon blog bilingue English-French à propos du Marketing à l'ère du web 2.0. Grâce à vous l'influence de ce blog grandit dans plusieurs pays et j'enregistre plus d'abonnés chaque jour. Continuez à le faire grandir. Merci à tous.